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Vie et virus, au gré du déconfinement, quand même un léger soupçon d’inquiétude…

Depuis l’apparition de l’épidémie, tant d’avis autorisés et leurs contraires ayant été entendus, comment ne pas s’interroger à propos d’un retour trop rapide vers une vie normale, et d’une rechute économique en embuscade. 

DVSM, 20 juin 2020. Il y va non seulement de la santé de tous, mais aussi de l’avenir à court et moyen terme de l’activité économique. Après un moment de quasi euphorie, l’interrogation redevient de mise. Pour une raison évidente. Aujourd’hui encore, les informations se propagent dans des directions très opposées. Partez en vacances, allez au spectacle, offrez-vous une bonne table… Côté vie courante, l’ambiance serait presque devenue celle d’une époque heureuse et d’un danger disparu. Il deviendrait d’ailleurs légitime de se demander si les mesures barrières doivent encore être maintenues. Elles sont d’ailleurs respectées avec de moins en moins de rigueur. En revanche, les communications les plus récentes de l’OMS laissent sous-entendre une réalité plus préoccupante.

La perspective d’un retour des contaminations prend une ampleur sournoise mais réelle. Immédiatement, peu de risques, mais dès l’automne, c’est moins sûr. On devine même dans les propos de l’organisme qui observe la santé au niveau planétaire un avis selon lequel les précautions deviendraient insuffisantes. Se voulant rassurants, des responsables de chez nous qualifient l’hypothèse d’un reconfinement sévère comme d’emblée écartée, une mesure jugée du reste impossible et inutile. Comme les masques il y a 3 mois ? Voire… Économiquement, le seul maintien des précautions en vigueur place l’ensemble des activités dans un contexte où encore, les équilibres sont très difficiles à atteindre, et pour certains acteurs, carrément hors de portée. Autant dire que le moindre resserrement conduirait à de nouvelles et gravissimes asphyxies. Voilà donc que s’installe le sentiment de vivre comme en présence d’un incendie en apparence maîtrisé, mais dont les braises brûlantes et rougeoyantes menace de s’embraser à la moindre saute de vent. Et quand revient la mauvaise saison, reviennent aussi les bourrasques. La peur n’écarte pas le danger. Mais l’indifférence, ou même l’attitude de l’autruche, pas davantage…

Source DVSM

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