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Virus et business, un effondrement économique au long cours a déjà commencé.

Même si le virus qui a déclenché l’épidémie qui inquiète la planète entière était anéanti totalement à l’instant présent, les conséquences seraient déjà lourdes. Mais pour l’heure, ce micro-organisme tient bon.

DVSM, 24 février 2020. Voilà une alerte hautement révélatrice. Dans un monde qui avance économiquement comme si rien ne devait rompre la cadence, le coronavirus rappelle à qui veut bien entendre le message selon lequel rien n’est jamais sûr en ce bas monde, même en ce qui concerne la prochaine minute, celle que chacun de nous vivra, sauf pépin imprévu. Au moins trois autres soucis majeurs ont confirmé cette réalité, les incendies quasi non maîtrisables en Australie, l’attaque des criquets en Afrique, et le grave défaut de conception du Boeing 737-Max. Les volcans, les zones sismiques, les éruptions solaires et autres pièges tapis dans l’ombre ont la sagesse de se tenir tranquilles, espérons que leur sage retenue soit durable. Pendant ce temps, sans pour autant parvenir à stopper la propagation virale, les mesures de confinement produisent leurs effets dévastateurs. Il suffit d’observer ce qu’il reste du trafic aérien en Chine pour se donner une idée de l’ampleur de l’impact. L’écosystème d’une partie importante du globe est impactée dans des proportions similaires.

Naturellement, les passagers ne prennent pas l’avion juste pour le plaisir de voir les aéronefs évoluer dans le ciel. Dans le trafic, transparaît la traduction des activités professionnelles, régies par l’industrie, et catalysant la vie de tous au sens le plus large. D’ores et déjà, les ralentissements ou même les arrêts de production, d’approvisionnements, de livraisons imposeraient un long délai de remise en route pour un retour à la cadence normale. C’est un peu comme dans une file de voitures à l’arrêt, toutes ne redémarrent pas en même temps. En électronique, les matériaux spéciaux, puis les composants, devront reprendre leur cadence pour que la production d’équipements proprement dits ré-accélère à son tour. 

De ce fait, les CA et les profits vont être sévèrement émoussés. 2020 est d’une manière irréversible désormais une mauvaise année. Ce jusque dans les régions peu ou pas concernées par le noyau central de la contagion. Un smartphone non produit en Asie ne pourra pas être livré puis vendu dans un point de vente d’Ile-de-France, lequel perdra son CA, tout comme l’opérateur, induisant dans un effet de pelote de laine de ses propres activités, achats, salaires, promo, etc.  Hélas, pour l’heure, aucun élément tangible n’indique que la contagion soit sous contrôle.

Source DVSM

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