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VivaTech ne peut pas plaire à tout lemonde…

Voici une position qui peut étonner mais fait aussi surgir une bouffée d’air frais réaliste, soulageant de possibles tendances à un certain panurgisme événementiel.

– DVSM, 12 mai 2019 – Le communiqué est tombé, et sans le moindre doute, mérite d’être mis en exergue. Il indique que « Ulysse Communication, agence de relations presse fondée par d’anciens journalistes économiques (…) a fait le choix de ne présenter aucun de ses clients start-up à Viva-Technology« . Une position reconnue disruptive par ses auteurs, et sans doute courageuse, s’inscrivant en rupture avec une tendance aux allures de parfait lieu commun lié à la « tech », ou comment s’émoustiller pour… pour quoi, au fait…? Les dirigeants d’Ulysse répondent avec un implicite clin d’œil, en traduisant de la sorte le slogan de l’événement : « The world’s rendez-vous for startups and leaders to celebrate innovation, grosso modo, cela veut dire : the place to be pour être dans le hype de la nouveauté. »

Profitant de l’élan créé par les nouvelles technologies, auxquelles, comme pour rattraper un retard, l’Hexagone s’agite entre autres avec sa French Tech quasi officielle, des professionnels (Les Echos, Publicis…) ont créé un salon, ce qui n’est en rien une initiative critiquable. Point d’orgue, la visite du chef de l’Etat, Emmanuel Macron. Pour son édition 2018, soit deux ans après sa création, l’événement à revendiqué 100.000 visiteurs. Les participants exposants sont nombreux. Néanmoins, ne pas y participer n’est pas automatiquement synonyme d’erreur.

En effet, dans la mouvance que DVSM estime un peu surfaite et non sans quelques facettes tirant sur l’artificiel, ce qui manque dans le cas présent est le véritable fil conducteur utile au participant. Pour chaque entreprise, surtout si elle est jeune et en cours de développement, mieux vaut consacrer un maximum d’efforts et d’investissements à des axes réellement bien ciblés, en cohérence avec son projet. Si toutefois cela existe. Cohérences de thème ou de clientèles doivent passer avant tout le reste. Une solide foi dans l’avenir, partagée avec puissance d’une manière collective, dans un univers à facettes multiples, avec pour seul élément fédérateur la certitude d’un futur porteur pour les techniques modernes, est insuffisant.

Derrière leur décision présentée avec humour et sage délicatesse, les équipes d’Ulysse font probablement un choix pertinent et plus concret qu’il en a l’air pour leurs clients. Ne nourrissant que peu d’illusions à propos de l’événement parisien, ils ajoutent comme une invite révélatrice à ceux qui leur font confiance: « Passez les longs week-ends du mois de mai à la campagne plutôt que dans les business models abscons…! » Ce qui n’est pas, au passage, le plus mauvais des conseils. Dans le développement d’une jeune pousse, les créateurs, le plus souvent au four et au moulin, plus proches du H24 que de la semaine des 4 jeudis* ont besoin aussi de moments calmes, pour faire le point, prendre du recul… Rien de commun avec la préparation et la présence dans un happening à la mode qui risque de ne leur apporter que des satisfactions d’estime.

* L’auteur de ces lignes qui a, il y a fort longtemps, fait monter la mayonnaise de sa première entreprise (avec succès, merci), est allé à la communale (et même au lycée jusqu’à l’heure du bachot), alors que le congé hebdomadaire scolaire se situait le jeudi. D’où ce rêve devenu formule d’une semaine de 4 jeudis (et d’un week-end…)

Source DVSM

 

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