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Vive l’obsolescence programmée…!

Accroche provocatrice ou retour vers une vision plus raisonnable d’un sujet devenu très épineux…?

Et si l’obsolescence programmée avait plus de vertus que d’inconvénients ? Voilà une question qui peut sembler incongrue, surtout depuis que de nombreux esprits se sont émoustillés sur ce sujet. Au premier regard, faire en sorte qu’un produit devienne dépassé, obsolète, juste pour en vendre de nouveaux aux consommateurs, peut être légitimement considéré comme une mauvaise action. Et pire encore, comme un comportement de voyou si la méthode consiste à volontairement introduire des composants ou éléments dont la défaillance, évitable, serait conçue et calculée pour provoquer la panne fatale dans un délai abusivement court.

  

C’est pourtant la lutte entre le durable et le jetable que sous-entend souvent l’accusation. Derrière laquelle se dissimule à peine la volonté assumée des partisans d’une consommation ralentie, et donc, d’une activité économique également en repli. L’électronique est très, et même trop visée dans cette péripétie, ce qui est particulièrement injuste. Les professionnels savent qu’au contraire, loin d’être défaillante avant l’heure, l’électronique affiche des durées de vie qui ne sont pas loin d’évoquer l’éternité, à part les mauvaises séries (ça arrive) en général vite repérées.

Mais si l’on exclut de la réflexion les comportements délictueux, le fait que des équipements, électroniques, électroménagers, automobiles, outillages, etc. deviennent dépassés (obsolètes) est aussi une évolution inévitablement liée aux progrès. Lesquels ont, il est vrai, considérablement accéléré au cours des années récentes, et en particulier avec le numérique. C’est cependant un modèle économique qui a permis de développer les activités industrielles, créant des emplois, et in fine, permettant notamment de financer les prestations sociales (maladie, retraites…). Faut-il ralentir ce processus, et en accepter les conséquences…?

Dans des discours antagonistes, n’entend-on pas en outre d’une part des partisans d’une réduction notable de l’automobile dans notre société, tout en demandant d’autre part d’accélérer la diffusion de modèles moins polluants, plus économes en énergie, donc rendant obsolètes celles « qui fument et consomment beaucoup »…? (C’est ce que fait la déjà célèbre vignette Crit’air qui pousse vers la casse des automobiles qui rendent encore de nombreux services à leurs utilisateurs).

L’accélération de la diffusion de smartphones plus performants, à placer sur un autre registre, n’est pas seulement l’assouvissement d’un caprice qui enrichit Apple et quelques autres. C’est aussi un moyen de permettre aux développeurs d’applications de nourrir leurs activités, et tout ce qui y est associé. C’est aussi, entre autres, une manne qui s’ouvre de plus en plus pour les produits culturels. Des utilisateurs qui peuvent avec des équipements plus performants que les anciens écouter de la musique en haute résolution, prendre et voir des clichés ou de la vidéo, regarder des films, etc. ne fait pas vivre que les firmes californiennes ou coréennes, mais aussi un monde artistique de plus en plus concerné.

Il serait possible de multiplier les repères qui démontrent que l’adoption par le plus grand nombre d’outils toujours plus performants n’est sans doute pas la catastrophe que certains imaginent. D’autant que, puisque seulement obsolètes, ils ne sont pas malgré tout usés, les équipements ainsi remplacés font le bonheur de ceux qui, faute de moyens suffisants, sont déjà très heureux de pouvoir profiter de produits d’occasion, éventuellement  reconditionnés. Mais lorsqu’une imprimante affirme qu’une cartouche est vide alors qu’elle ne l’est pas, ce n’est plus de l’obsolescence, c’est plutôt tendance voyou. Quant à la mode, celle des vêtements, faut-il aussi la faire entrer dans ce tourbillon…?

Source DVSM

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