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Wearables, objets connectés nomades, un créneau qui stagne dans une vie trop discrète.

A l’image de l’ensemble des objets connectés, ceux qui devraient être dans une puissante dynamique ne concrétisent qu’une segmentation de marché plutôt molle. Marketing à revoir…!

DVSM, 1er octobre 2020. C’est l’histoire d’un relatif échec, ou d’un succès bel et bien mitigé. En 2020, selon les projections, l’ensemble des objets connectés nomades, au niveau mondial, ne devraient pas encore atteindre le seuil de 400 millions d’unités vendues. Ce qui reste un score finalement assez modeste, peut-être même décevant, comparé aux niveaux atteints par d’autres équipements numériques adoptés par 50 à 80% des (environ) 8 milliards de résidents terrestres, dont les smartphones, auxquels ces « wearables » sont pourtant très étroitement associés, dans l’optique forme, santé et sport. Dans les 396 millions de pièces que la société d’analyse IDC inscrit dans sa prévision pour l’année en cours, le produit dominant est le groupe des « hearables« , équipements littéralement « capables d’être écoutés ».

Ce néologisme, très représentatif de ce que les Américains sont capables de faire surgir dans leur vocabulaire, désigne ce que l’on trouve dans le segment des casques et écouteurs intelligents (intégrant des fonctions interactives relationnelles avec les utilisateurs, dont l’indispensable récupération des données du spectre forme et santé). Cette ligne de produit représente presque 60% des ventes (59,6%), avec 234,3 millions de pièces diffusées. Les deux autres familles sont celles des montres (23% des ventes, 91,4 millions de pièces) et des bracelets (17% des ventes, 67,7 millions de pièces). Tous les autres « Wearables » ne dépassent pas 0,6% du total en quantités. Pour les années à venir, l’analyste reste dans un optimisme loin de tout excès. Brandissant pour le futur proche (jusqu’en 2024) l’allusion euphorisante d’une « croissance à 2 chiffres » (donc de +10 à  +99%), il en prévoit une progression annuelle de seulement +12,4%, avec un total à un peu plus de 630 millions de pièces. Gardons le Champagne au frais pour de meilleures aubaines.

A première vue, et compte tenu de l’importance que le maintien d’une bonne forme pour le plus grand nombre a pris dans la société, il y a de sérieuses raisons de s’interroger à propos de ces scores trop ternes. Il y a de fortes présomptions pour que la cause profonde de cette situation se situe dans un positionnement trop limitatif. L’image de ces produits colle plutôt au profil de personnes pratiquant avec assiduité des exercices à la limite de ce maintien de la forme et du sport à part entière. Le joggeur de la photo qui illustre ce propos est tout à fait symbolique de cette typologie, mais à l’évidence non représentative de ce… « plus grand nombre ». Au lieu de générer des motivations, cette association devenue instinctive a plutôt tendance à persuader une majorité d’individus que ces équipements ne leurs sont absolument pas destinés. Sans migrer de ce positionnement « jeune et physiquement actif » vers une cible plus large, moins typée (sans pour autant viser 100% de la population) les grands axes de cette catégorie resteront prisonniers de ce périmètre restreint.

Source DVSM

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