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Y’a pas débat ! L’inflation est quasi nulle, mais tout augmente…

Tout, ou presque… Alors que l’Hexagone retient son souffle en attendant les mots présidentiels, un léger détail semble avoir échappé aux multiples débatteurs…

 DVSM, 15 avril 2019. L’audience du jour, pour les chaînes d’info, est mobilisatrice. Et pour cause. Jusqu’à 20 H 00, c’est l’avalanche des « Que va-t-il dire…?« . Et dès le dernier argument exposé, on passera à « Qu’est-ce qu’il a dit…« . Au fleuve des analyses « pré« , viendra le torrent (plus impétueux sans doute) des commentaires « post« . Et depuis le mois de novembre dernier, point de départ des troubles jaunes, un élément conjoncturel a étrangement été purement et simplement occulté dans les innombrables analyses, préconisations, revendications et autres flux de palabres. Un élément qui apparaît pourtant bien comme étant l’un des facteurs clés des malheurs de la société. Ainsi, comme aux bons (?) vieux temps des revendications d’hier, de multiples allusions ont été entendues  relatives à l’indexation sur l’inflation (retraites, certains revenus…). Or, nous ne sommes plus dans ces années où l’inflation se mesurait avec des taux élevés, voire à deux chiffres. Elle était alors montrée du doigt comme génératrice du renchérissement de la vie, source du chômage, etc.

Cette inflation n’existe pratiquement plus. Ce qui n’empêche pas de multiples biens et produits de grimper côté tarifs. Comme ceux des carburants qui, ne l’oublions pas, ont été à l’origine de cette crise des gilets jaunes. Certes, par taxe carbone en guise de cerise sur le gâteau du « coût de pompe ». Mais si les taxes étaient  à ce moment (et restent très abondantes), elles n’ont eu pour effet que de pousser encore un peu plus une cote qui dépend aussi d’une quasi escroquerie spéculative. Ce n’est pas nouveau, cela fait plus de 40 ans que cela dure. (Comme par hasard, depuis que notre pays accumule ses déficits). Avec elle, le cours du brut ne joue plus au yoyo, mais aux montagnes russes. Une valeur à 38 dollars le baril un jour, laquelle passe en quelques semaines après à 75… Et de nombreux prix sont directement ou indirectement entraînés dans cette farandole sans fin.

L’or noir n’est pas seul impliqué dans ce phénomène. De nombreuses autres matières premières fluctuent dans des proportions comparables. D’autres influences sont ainsi à noter, avec parmi elles les renforcements de multiples normes, industrielles, techniques, écologiques, d’urbanisme notamment, qui imposent des agréments, des contrôles, de la lourdeur… Si, de par sa nature, le domaine de l’électronique échappe quelque peu à cette tendance (mais pas totalement) des secteurs importants de la consommation sont pénalisés par cette complexification ambiante. L’inflation dans sa forme historique a presque disparu (merci à l’euro), et espérons qu’elle ne renaîtra pas. Nul ne saurait prédire vers quels événements nous nous engagerions si elle devait s’ajouter aux nouveaux vecteurs de renchérissement. Bon, que dit-il…?

Source DVSM

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