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5G : L’ombre d’un doute. Les débuts seront-ils exploités à performances réduites…?

Entre 3 et 10, différence = 7…! La nouvelle mouture des télécoms est lancée. Mais au gré des communiqués, un petit détail surgit, insolite. Devrait-il modérer certaines ardeurs…?

 DVSM, 30 novembre 2020. Des spécialistes les plus affinés aux simples spectateurs attentifs, personne n’a omis de souligner la bataille qui vient de s’engager dans le camp des opérateurs de télécommunications. A l’image de ces sprinters qui bombent exagérément le torse afin d’être sûrs de rompre en tête le fil de la ligne d’arrivée, SFR a ouvert le bal sur la Côte d’Azur. Suivi d’Orange, dans une série de métropoles, les deux compétiteurs se confondant déjà dans une course aux annonces et à la couverture, ville après ville. C’est justement dans les communiqués d’Orange qu’apparaît soudain une de ces indications dont le monde de la communication fait un usage répétitif, le fameux duo « à partir de » et son complément direct « jusqu’à« .  Le plus souvent, le « à partir de » symbolise un prix record accessible dans les limites d’une série conditionnelle abondante comme la farce dans les entrailles d’une délicieuse dinde de Noël. Le « jusqu’à » est plutôt sollicité pour indiquer le point extrême d’une performance accessible quand, sur fond indispensablement favorable, tous les critères les plus essentiels sont atteints.

Avec Orange, l’indication nous place entre vert et rouge, au regard d’une promesse si souvent entendue. Il n’y a pas si longtemps, nous évoquions des propos d’experts patentés, issus des rangs de spécialistes asiatiques des réseaux, déjà plongés dans les élaborations d’une future 6G, n’hésitant pas à évoquer une vitesse de transmission pour la 5G 10 fois supérieure à celle de la 4G. Dès lors, il va falloir expliquer pourquoi Orange dit textuellement que son « lancement 5G en 3,5 GHz apporte des débits jusqu’à 3 à 4 fois plus rapides que la 4G« . Il y a derrière cette précision un détail concernant la bande de fréquences, celle des 3,5 Ghz*, dans laquelle les opérateurs français ont tous calé leurs achats de droits. Une bande beaucoup plus élevée dans le spectre, située à 26 Ghz, devrait permettre des débits plus élevés. Mais ceci est pour « le futur ». Il reste que pour les utilisateurs qui, par définition, ne sont absolument pas des connaisseurs en matière de radioélectricité, les communiqués opèrent une sorte de machine arrière, qui plus est incluse dans les limites du style décrit ci-dessus. Et de ce fait, générateur de circonspections de-ci de-là.

* Rappelons que, quelle que soit la bande de fréquences utilisée, la propagation proprement dite ne peut se faire qu’à la vitesse des propagations hertziennes (300.000 km/s), jamais plus vite, et qu’à distance et fréquence égales, le « poids » des données transportées ne suppose pas un rayonnement plus puissant. Les conditions de propagation changent en revanche en fonction de ces fréquences qui, notamment, plus elles sont élevées, plus elles exigent des transmissions proches de la « vue directe », nécessitant éventuellement, en fonction du relief, un plus grand nombre de pylônes (relais). 

Source DVSM

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