Accueil / Actualité / Confinement et techno : le rendez-vous manqué entre innovation et précautions..

Confinement et techno : le rendez-vous manqué entre innovation et précautions..

Les conquêtes techniques accomplies dans de nombreux domaines depuis des décennies sont extraordinaires. Paradoxalement, la lutte contre le virus reste scotchée aux seules recettes héritées du moyen âge.

DVSM, 1er novembre 2020. Même le masque reste coincé dans le passé, se résumant à un bout de tissus fiché sur bouche et nez…! C’est un sujet d’étonnement qui ne semble pourtant pas beaucoup émouvoir. Il faut reconnaître qu’entre le risque de se faire décapiter au coin de la rue et celui de se voir aboutir en réanimation suite à une rencontre fortuite avec un virus tenace, les raisons de s’inquiéter dépassent largement les inconvénients mineurs que provoquent certains détails des mesures barrières, fermeture de certains rayons inclus. (Ceci seulement pour les consommateurs, bien sûr, car pour ceux dont le travail ou l’entreprise se retrouvent en porte à faux, il ne s’agit plus d’inconvénients mineurs mais d’inquiétudes vitales.)

Masques, pourrait-on jouer la transparence…? Oui, cette image issue de l’enseigne Expert outre-Rhin le démontre. Du masque bête et méchant dans son pouvoir occultant, qui osera catalyser cette évolution vers des modèles qui permettent de retrouver le sourire…? Ce petit bout de lorgnette dissimule d’autres absences encore plus criantes. Il paraît que le virus ne résiste pas à la chaleur. Alors que l’on parvient à passer quotidiennement des millions de litres de lait par le traitement UHT, pour ultra-haute température, quand assistera-t-on à une déclinaison de cette technique pour insuffler ou recycler de l’air dans des locaux fermés…? Alors que les rayons ultra-violets semblent éliminer ces virus qui nous posent tant de soucis, verra-t-on un beau matin surgir l’équivalence des techniques germicides s’ajouter à l’acquis des gestes barrières…? Est-ce plus difficile que de concevoir des fusées qui reviennent sur terre…?

Plus simplement encore, pourrait-on voir se définir des structures de locaux, moyens de transports et autres lieux où le public est et sera inévitablement conduit à se regrouper adaptés à des conditions épidémiques, qui peuvent se prolonger d’une manière encore indéfinie…? Pour cela, il faudrait non seulement concevoir des géométries, des surfaces, des recyclages d’air, des modes de déplacement garantissant une absence de contamination. Il faudrait aussi imaginer les conditions financières (coût tels que loyers, charges par surface…) et administratives (taxes et autres prélèvements) en cohérence avec les nécessités sanitaires, quitte à permettre une densification de fréquentation quand aucun risque n’est présent. Les adaptations façon « bricolage » étant plus commodes à mettre en oeuvre quand c’est l’absence de risque qui les suggère que l’inverse. Et que dire d’un territoire national ayant une densité de population assez faible (deux fois inférieure à celle de l’Allemagne) où tout est diaboliquement (et stupidement) déployé pour que tout, logements, locaux professionnels…) soit sans cesse resserré…?

Source DVSM

A voir

5G, un démarrage dans une relative discrétion, entre partisans et éternels craintifs…

Bonne ou mauvaise pioche...?