Accueil / Actualité / Huawei, en IT, sans le soft, on se sent soudain tout déshabillé…!

Huawei, en IT, sans le soft, on se sent soudain tout déshabillé…!

Chez Apple, on doit se sentir serein. Avoir son propre système d’exploitation implique des contraintes, quelques limites, mais ressemble beaucoup à cette maxime bien connue, « un petit chez soi vaut mieux qu’un grand chez

 DVSM, 20 mai 2017. Il fallait s’attendre à ce que la firme chinoise, dans les respect de la communication langue de bois la plus pure, proclame une sorte de « même pas mal ». C’est fait, sous la forme d’une très brève affirmation selon laquelle aucune commande à des sous-traitants ne sera ralentie. On garde la cadence, suite et malgré à la décision des USA de lui barrer la route aux utilisations des ressources de Google, Android et pas mal d’applications et de contenus. Cet épisode, qui se terminera sans doute par quelque tractation dont il n’est pas certain que les détails seront étalés sur la place publique, rappelle à quel point l’électronique -donc numérique et IT- est devenue tributaire des ténors du software. La décision, si elle est réellement appliquée, ressemble à ce qui arriverait à un constructeur automobile qui se verrait refuser l’usage de l’essence (et du gas-oil) et du réseau routier. La seule latitude résidant dans l’utilisation de l’Android ouvert et de quelques logiciels libres s’apparentant à pouvoir quand même utiliser le GPL et les routes et chemins non goudronnés. 

Ne rendons toutefois pas à Trump ce qui ne lui appartient pas tout à fait. Côté style, pas de doute, c’est lui. Mais les doutes et animosités à l’égard de l’industriel de l’Empire du Milieu remontent à des temps un peu plus anciens, et sont liés à une possible imbrication du gouvernement et de l’armée de Pékin dans des pratiques qui ne sont plus du domaine de la stricte industrie.

Il y a toutefois une légère prise de risque dans cette décision américaine de restriction. Les dirigeants de Huawei ne pourraient-ils pas être tentés de créer leur propre OS, et de le proposer à des conditions très avantageuses à qui en voudrait, sorte de possible effet boomerang envers Google. La Chine n’est plus un nain dans bien des domaines. S’affranchir de risques de ce genre pourrait fort bien tenter une entreprise qui pourrait sur son sol trouver des alliés puissants. Une telle stratégie ne s’improvise certes pas, et ne peut être appliquée sans qu’un certain délai soit nécessaire.

Rappelons que Samsung avait annoncé il y a quelques années vouloir elle-même s’appuyer fortement sur le software, d’exploitation ou applicatif. Pour le moment, ni Sœur Anne, ni d’autres observateurs n’ont rien vu venir. Une certitude, alors que les amorces de bras de fer entre le pays de l’Oncle Sam et l’industriel chinois semblaient surtout plomber les débouchés de celle-ci outre Atlantique, la nouvelle donne est propre à propager ses effets partout dans le monde.

Source DVSM

A voir

E3, Los Angeles, nouvelles voies d’eau dans l’univers des grands salons…

Quand un leader historique décide de ne pas investir dans un événement supposé influent à l'échelle planétaire....