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Jeux vidéo, une partie qui devient plus délicate s’engage pour le terrain physique…

Le florissant paysage des jeux vidéo est-il en passe de se ternir…? Les informations à son sujet sont parfois antagonistes, et pour le terrain, une époque moins facile est à redouter.

DVSM, 10 mars 2020. Pour le grand public, le jeu vidéo, toutes formes confondues, est toujours en voie d’expansion. Et même en quasi explosion, ce qui est une impression issue des jeux en ligne, principalement sur smartphones. Malheureusement; cette vision optimiste vire vers une sensation plus mitigée lorsque l’analyse se fait plus attentive. Indice révélateur, l’ensemble de l’activité ludique au niveau mondial a enregistré un très léger repli en 2019.  Sur notre sol, à un peu plus de 4,8 milliards d’euros de CA, cette activité figure au nombre des secteurs économiques importants, pesant plus d’un tiers du marché du meuble, à titre de comparaison. Mais comme le révèle la dernière édition du très intéressant document que le Syndicat des Editeurs de Logiciels de Loisirs (SELL) publie chaque saison, « L’Essentiel du jeu Vidéo » (à découvrir ICI,) sur le site de cette organisation professionnelle), la dynamique, encore très charpentée en 2019, se retrouve bel et bien au niveau des jeux sur équipement portables (+28%), mais pas sur les autres créneaux.

Ainsi, l’écosystème (machines + accessoires + logiciels) de la console de jeu est à la peine, à -9%. Un repli que les industriels et éditeurs attribuent à la fin de vie d’une génération de consoles, et au « trou » d’activité jugé classique dans ce genre de période. Une nouvelle génération, avec chez Sony la PlayStation-5 et chez Microsoft une nouvelle X-Box, est bel et bien attendue pour l’année en cours. Dont acte. Toutefois, il n’est pas interdit de s’interroger sur une éventuelle autre évolution du public face au jeu. Car le jeu sur PC est lui aussi en repli (-12%) sans que l’on puisse en ce qui le concerne parler d’une transition imminente de plateforme.

Ces deux créneaux, consoles et ordinateurs, ont une influence au premier chef sur le quotidien de la distribution physique, en magasin (et sur les sites de e-commerce concernés) qui, depuis plusieurs années, connaît une lente mais assez périlleuse métamorphose. La disparition du réseau Game, déjà ancienne en France, un peu plus récente sur sa terre natale, le Royaume Uni avait résonné comme une contre-performance spécifique à l’entreprise. Mais les lourdes difficultés outre-Atlantique du puissant GameStop (qui détient Micromania) ont montré les limites d’un business jadis plus que florissant, et sans doute moins à son aise dans l’époque actuelle. D’ailleurs, le rapprochement et la fusion entre Micromania et l’enseigne cousine Zing (photo) rappelle la stratégie des dirigeants français, tout en concrétisant un peu plus la contraction du réseau spécialiste dans l’Hexagone. Le grave pépin lié au coronavirus risque de ne rien arranger, hélas.

Source DVSM

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