Accueil / Actualité / John Newton annonce son retour

John Newton annonce son retour

L’homme est très malheureux. Il ne supporte pas que son ancienne entreprise, celle qu’il a fondée et dirigée des années ne soit plus qu’un bout de catalogue d’un ancien rival. Autrement dit John Newton n’arrive à avaler la reprise de Documentum par OpenText et annonce un retour aux affaires. John Newton et son compère Howard Sharp avait créé Documentum il y a 25 ans. La pépite est rapidement devenue le leader des solutions de gestion électronique de documents (GED). En 2003, les deux partenaires touchent le jackpot en cédant leur entreprise à EMC, à l’époque le ténor du stockage informatique. Et puis, EMC a été englouti par Dell. Le constructeur texan peut désireux de conserver une activité dans la GED a cédé l’ex-Documentum à OpenText. Sauf que d’après John Newton l’éditeur est incapable de maintenir à niveau les logiciels développés et toujours plébiscités par Documentum.

J’ai quitté Documentum environ deux ans avant son acquisition par EMC, mais je suis resté très au fait de ce qui se passait dans la société après cela. Je pense qu’à l’époque, l’objectif était le même que celui d’OpenText aujourd’hui avec cette nouvelle acquisition : devenir l’acteur le plus influent dans le secteur de l’ECD, ou secteur de la gestion des informations d’entreprise, comme OpenText a tenté de le renommer. Apparemment, les parts de marché des deux entreprises dépassent celles d’IBM, et OpenText continue sa croissance traditionnelle en vue de devenir le Computer Associates dans le domaine des contenus d’entreprise. Selon lui « voilà environ dix ans qu’OpenText n’a pas connu de croissance spontanée ». La société s’agrandit en reprenant ses concurrents comme OpenDocs / Hummingbird ou Autonomy.

op-380

Moralité, OpenText gère un catalogue disparate et « les gammes de produits s’étiolent. » Documentum n’a pas non plus profiter de l’attention et des investissements nécessaires sous l’emprise d’EMC : « après son acquisition par EMC, Documentum semblait conserver une certaine autonomie (le jeu de mots est involontaire) au sein d’une société de hardware plus vaste.Tout a basculé quand le volet hardware d’EMC a pris les commandes, puis avec le départ de (son patron depuis 2001 NDLR) Dave DeWalt ; depuis, l’entreprise connaît un lent déclin (…) La fin paraît inéluctable. » Newton est certain que les clients seront rapidement invités à basculer vers d’autres progiciels qu’il estime « incapable(s) de satisfaire leurs besoins quand ils comprendront son fonctionnement intrinsèque – le modèle est très différent et le moteur d’archivage pas franchement rapide.

N’importe quel vendeur ou directeur des ventes de Documentum qui s’y confronte au quotidien le confirmera. » Et pour faire court, malgré le poids des ans et la charge financière, John Newton refuse de voir mourir son bébé : « Même si j’ai vendu mes actions depuis longtemps déjà (…) ce qui se passe ne me laisse pas indifférent. C’était un plaisir d’être en concurrence avec ce qui était autrefois une entreprise compétitive. Aujourd’hui, il est l’heure d’aider à ramasser les pots cassés. »

 

jn-al-360

John Newton, CEO d’Alfresco

 

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

A voir

dorcel-1-

Le porno exige des qualifications de premier ordre

Le producteur de films pornographiques Marc Dorcel ouvre son incubateur le Dorcel Lab, dédié aux ‘’ startups osées’’.