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L’automobile pourra-t-elle rester « libre »…? Un sujet brûlant en devenir…

Alors que les perspectives d’un parc automobile électrique grandissant se précisent, des détails qui fâchent se font jour et pourraient alimenter de sérieux débats.

DVSM, 18 janvier 2021. C’est bien le point essentiel des ressources électriques qui s’invite en élément révélateur. Certes, l’auto autonome pourrait bien être contrôlée « à distance », électrique ou pas, d’ailleurs. Depuis déjà longtemps, chacun sait que la fourniture d’électricité est devenue fragile. L’arrêt des centrales nucléaires sous pression écologique a rendu plus aigu le souci des disponibilités en période de froid, une difficulté également rencontrée sur des territoire où les moyens de production sont plus classiques, mais eux-mêmes proches des limites de la saturation. C’est le cas en Allemagne, où des responsables politiques ont eu l’imprudence d’évoquer la possibilité de couper les points de recharges pour les automobiles, si nécessaire. Et voilà le doigt mis sur un détail qui risque de prendre de l’importance.

En effet, avec un véhicule à motorisation thermique, l’utilisateur n’est lié à aucun fournisseur et surtout à aucun réseau unique. Certes, les réseaux de distribution de carburants peuvent se retrouver à sec. Il suffit de quelques mouvements de grèves, ou même seulement de blocages de dépôts pour que la panne sèche devienne collective, situation déjà vécue. Avec l’électricité, le sujet se corse car si il peut exister une concurrence entre divers fournisseurs, il est matériellement impossible d’avoir recours physiquement à plusieurs réseaux*. L’auto électrique ne pourra pas échapper à cette condition de mobile ayant un fil (électrique) à la patte, et donc être à la merci de mille et une décisions possibles. Outre-Rhin, les initiateurs de cette lumineuse idée ont fait marche arrière.

Mais le point de déclenchement d’un thème de possibles différends a été activé. Pire, il peut se propager à d’autres domaines, comme par exemple le chauffage des logements. De plus en plus orienté vers les pompes à chaleur (toutes activées électriquement), alors que les installations de chaudières au fuel sont désormais interdites (fin 2021) pour les constructions neuves, le gaz suivant cette même trajectoire, il sera possible, que cela leur plaise ou non, de limiter les consommations des utilisateurs. Vive le poêle à bois…!

* Sauf si la méthode retenue était celle d’un changement de batteries en stations-services, ce qui en outre éliminerait le souci du temps de recharge.

Source DVSM

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