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Les frontières du Web constituent une pitoyable régression.

Au-delà de la protection des données, la très fameuse (qui a dit « fumeuse »…?) RGPD donne lieu à l’installation de barrières qui bloque la circulation des idées de manière inacceptable.

 DVSM, novembre 2018. A quoi cela sert-il d’avoir conçu des moyens de télécommunications utilisables sur toute la planète, si des limites sont parallèlement érigées, rendant l’accès aux « territoires » lointains impossible…? Déjà, il était devenu très agaçant de constater que, compte tenu de la dépendance d’une adresse IP d’une certaine origine, des sites renvoyaient les surfeurs vers leurs adresses nationales. Comme ces entreprises américaines replaçant prestement celui qui tente d’explorer leurs sites sur une filiale de terminant par un « .fr » signifiant quelque chose du style « circulez, il n’y a rien à voir ici« . Voilà que la RGPD en a remis une couche, comme l’indique à son grand regret (photo) cette entité nord-américaine (et néanmoins francophone) désormais inconnectable de Bourgogne, du val-de-Loire, ou de toute autre de nos régions.

Protéger les données, et donc les citoyens, c’est bien, c’est beau, c’est noble. Même l’ex-Union soviétique avait compris à quel point cela pouvait être protecteur pour un peuple de l’empêcher d’aller voir ailleurs ce qui s’y passait. Mieux vaut ne pas sourire à cette allusion à un monde qui n’était pas libre et dont la logique, poussée à son bout du bout, s’est traduite par des conséquences à jamais gravées dans les pages les plus sombres de l’Histoire.

Sous couvert de ne pas divulguer des numéros de compte en banque ou trop de données personnelles, il y a dans cette forme de contrainte ce qui peut devenir un jour, aux mains d’acteurs plus ou moins recommandables, des attitudes et des stratégies dont il faudrait avant tout se prémunir. Bizarre que les concepteurs de cette « protection » n’y aient pas songé. Peut-on oublier que ce sont les fax, impossibles à intercepter, qui ont ouvert le regard du monde entier sur ce qui, en 1989, se passait place Tian’anmen…! Le Net n’a de valeur que s’il reste un univers sans frontière. Il faut imaginer des solutions ne transigeant pas avec ce principe si l’on souhaite que la protection des données ne fasse pas courir  le risque de devenir aussi, tôt ou tard, un instrument confiscatoire des libertés élémentaires.

Source DVSM

 

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