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Les justiciables veulent taper là où ça fait mal : au portefeuille

Vous n’aimez pas les technos ? Pas du tout ? Alors lâchez-vous et actez en justice. Et surtout n’hésitez pas à demander le gros lot. Premier cas, le musicien David Lowery. Mécontent des droits qu’il perçoit sur Spotify, le rocker attaque le service musical et lui demande la paille de 150 millions de dollars au motif d’avoir reproduit des morceaux de musique protégés par les droits d’auteur. Plus précisément, Spotify ne respecterait pas les droits de reproduction des enregistrements sur support physique comme un CD liés à une œuvre et qui complètent les droits d’exécution qu’un auteur perçoit lorsque son œuvre est diffusée. Surtout ne pas croire que David Lowery serait juste un type avide de gloire et de dollars. Pas du tout. Ce roi de la scène alternative américaine est également un brillant sujet qui enseigne les mathématiques à l’université de Géorgie. Il reproche donc à Spotify de diffuser sa musique sans son autorisation et de calculer les droits d’auteur au petit bonheur la chance.

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Par ailleurs, les sommes demandées doivent servir à indemniser tous les musiciens prétendument lésés par Spotify. Le site prend la menace au sérieux et rappelle via son fondateur, Daniel Ek que Spotify a déjà versé trois milliards de dollars en droits d’auteur selon les contrats signés avec les maisons de disques et les organisations type Sacem qui gèrent les droits d’auteur. « Nous nous sommes engagés à payer aux auteurs de chansons et aux éditeurs chaque centime. Malheureusement, en particulier aux Etats-Unis, les données nécessaires pour déterminer les détenteurs légitimes des droits sont parfois absentes, erronées ou incomplètes’’ explique Spotify.

Facebook-
Autre géant menacé par les foudres judiciaires : Facebook. Cette fois l’avidité des plaignants n’est pas à prouver. Il s’agit d’investisseurs qui l’accusent d’avoir minoré certains risques lors de son entrée en bourse en 2012. Les plaignants sont les fonds de pension des fonctionnaires de Caroline du Nord, du comté de Fresno en Californie et des enseignants de l’Arkansas. Ils estiment que Facebook savait que la mobilité allait peser sur les profits du groupe. Preuve en est le dévissage de l’action du Réseau qui avait perdu jusqu’à la moitié de sa valeur d’introduction. Les spéculateurs doutaient du rendement de la publicité sur les mobiles.
Facebook réfute cette argumentation avec d’autant plus d’aisance qu’il engrange des sommes faramineuses sur la mobilité. Par rapport à son plus bas de 38 dollars, l’action Facebook cote aujourd’hui plus de 105 dollars. Sa capitalisation dépasse les 300 milliards, de quoi en effet susciter la convoitise.

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