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L’irruption de Google n’est pas une si bonne affaire pour les clients « gamers »…

Il y a beaucoup de contre-arguments propres à limiter sérieusement l’intérêt de l’offre que Google lance aujourd’hui sur la toile.

 DVSM, 19 novembre 2019. « Plus besoin de console…! » C’est en gros l’argument principal qui accompagne cette entrée aux retombées médiatiques fracassantes. Vrai, mais à quoi bon…? Allons droit au but, le côté « coût » pour les clients joueurs. Présenté comme l’atout majeur, c’est pourtant le miroir aux alouettes. Car pour une dizaine d’euros mensuellement, il convient de comparer avec l’investissement nécessaire pour une console. Les faits constatés depuis des années montrent que les « plateformes » (générations de consoles) se renouvellent à une cadence d’environ 5 à 6 ans. Une durée qui en version Google se traduit par une ponction de 120 euros par an, et donc 600 à 700 euros, budget qui permet largement d’acquérir une excellente console, surtout en attendant les repositionnements auxquels procèdent les constructeurs. Du reste, il faut quand même un outil (ou « device ») pour jouer googlement, lequel sera aussi à remplacer tôt ou tard. Et pas n’importe quel outil, car il doit accepter des débits élevés.

Outre ce chapitre important, aucun de ces « devices » ne peut donner au jeu tout son sel s’il n’y a pas aussi les accessoires, pour lesquels rien ne change, pas plus que pour les logiciels, qui ne peuvent être que payants. En revanche, une particularité est menacée dans cette formule. Elle découle des travaux de R&D que les fabricants de consoles accomplissent en étroite liaison avec les softs et donc, leurs développeurs. Si l’adoption d’équipements classiques tels que smartphones ou tablettes tend à réduire la part et donc les ressources de fabricants de consoles, ce volet essentiel ne peut qu’en pâtir. Osons une interrogation supplémentaire.

Si cette tendance met à mal l’industrie propre du jeu, un peu comme les smartphones ont atomisé une fraction majeure de l’industrie photo, ne devrait-on pas également redouter un risque pour les grandes manifestations telles que Gamescom ou Paris Games Week, qui constituent des monuments promotionnels d’une efficacité difficilement substituable pour l’ensemble du secteur…? Et que dire des effets positifs générés par les mises en place dans les points de vente pour le lancement des nouvelles consoles et, tout au long de leur vie active, des packages, souvent thématiques, structurés autour de ces machines…?

Source DVSM

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