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Pâques 2020, il y a quand même quelque chose qui cloche, bon sang comme c’est bête…!

La dissuasion sanitaire, une bien misérable précaution comparée à d’autres combats pour lesquels les milliards d’euros ne sont que très modérément économisés.

DVSM, 11 avril 2020. Quand il s’agira de raconter le désastre de 2020, il sera possible de résumer ainsi. La France, fière nation, avait dans sa panoplie défensive des sous-marins, des porte-avions, des rafales, des bombes nucléaires, des missiles, de quoi dissuader –en principe-, n’importe quel ennemi belliqueux.* Mais pas de masques, pas de gants, pas de gel désinfectant… En somme, d’un côté, de quoi repousser toute attaque hostile, mais de l’autre, une désinvolture sans borne face à d’éventuelles menaces épidémiques. Pourtant, par ordre de priorité, il y avait à l’évidence bien moins de risques de voir s’engager à notre encontre des attaques armées majeures que d’assister au développement de lourdes contagions. Les alertes virales susceptibles de mettre en œuvre des mesures concrètes n’ont pas manqué dans un passé récent. Mais à l’évidence, SRAS, H1N1 et autres grippes aviaires n’ont guère inspiré les équipes ministérielles, à une exception près, considérée comme un gaspillage grotesque et ponctuée par une risée collective dont les auteurs aujourd’hui se couvrent d’une honte justifiée.

En résumé, le constat est clair. L’Etat, qui ne lésine pas sur les moyens de protéger ses citoyens contre des ennemis armés*, fait preuve d’une préoccupation minimaliste pour leur donner des chances de victoire sur les virus. De la part de dirigeants qui ne cessent de porter aux nues leur fier et noble attachement à ce qu’ils appellent des « valeurs », c’est en cela qu’ils font surtout preuve d’une monstrueuse faillite dans leur efficacité face aux menaces, toutes les menaces, et pas seulement celles rythmées par des bruits de bottes. Hélas, notre pays n’a pas l’exclusivité de cette débandade qui aboutit non seulement à des dommages humains considérables, mais aussi à un effondrement économique dont il est trop tôt pour mesurer l’ampleur, déjà considérable.

Le plus inquiétant de cet épisode est que, lorsqu’il sera jugulé, et en dépit des prophéties optimistes de certains, le risque de voir se reconduire les mêmes légèretés est immense. Non dans une autre organisation plus solidaire des rapports entre peuples ou individus, non sur le renoncement peu ou prou à une activité économique plus que jamais indispensable, non sur des dadas de démondialisation en totale obsolescence, mais très concrètement dans les moyens permettant de réagir en urgence à des menaces naturelles parfaitement identifiables. Que fait-on, par exemple si, comme ce fut le cas en 1783, un célèbre volcan islandais se réveille, et répand son nuage mortel sur l’Europe du nord et occidentale pendant des mois…? N’interrogez pas les « ministères », où l’on vous répondra que tout est prévu, comme on l’aurait fait en décembre 2019, à propos d’une hypothétique propagation virale tournant en quelques semaines à la pandémie.Y.D

* Bien sûr, il ne faut surtout pas voir dans ces propos une mise en cause des moyens déployés sur le plan militaire, l’armée étant d’ailleurs en mesure d’apporter une aide considérable et précieuse quand les circonstances deviennent extrêmes. 

Source DVSM

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