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Le piratage coute cher à l’audiovisuel national

Le cabinet EY l’affirme, 13 Millions d’Internautes français procèdent volontiers à des opérations de piratage de contenus audiovisuels. Le manque à gagner s’élève à 1,35 milliard d’euros. « Le piratage des contenus audiovisuels en France représente un coût économique et social significatif et ne diminue pas malgré le développement de l’offre légale, d’où l’importance de renforcer franchement les actions pour accroître la lutte contre le piratage » notent les auteurs de l’étude.

Réinjecter ce manque à gagner dans l’économie légale pourrait générer plus de 2.000 emplois directs et encore davantage d’emplois indirects, rapporter 430 millions d’euros en recettes fiscales et sociales, et générer 265 millions d’euros pour les ayants droit et le financement de la création, souligne l’étude. Malgré tout, les progrès sont tangibles. EY comptabilisait en 2016 27% des internautes à pirater des contenus vidéo contre 30% en 2015.

Le téléchargement concerne 8,4 millions d’utilisateurs, devant le streaming (6,8 millions) et le « peer to peer » (4,1 millions). Au total, 2,5 milliards de contenus ont été consommés illégalement, selon l’étude, qui estime que les secteurs les plus lésés sont les DVD, la VOD et la TV payante. A noter que si l’Hadopi peut sanctionner les amateurs de téléchargement, elle ne peut pas grand-chose contre les adeptes du streaming. EY demande donc une action plus vigoureuse des pouvoirs publics et une meilleure coopération entre les membres de l’Union.
Le cabinet demande aussi l’instauration d’un dialogue productif entre les ayants droits et les moteurs de recherche. Par exemple, en Grande-Bretagne Google et Bing ont déréférencé les sites de piratage.

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