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Pourquoi le marché risque encore de se contracter…

Téléviseurs et télévision sont en pleine mutation.

Les émissions vues sur le récepteur classique et la TNT chancellent… Non, le marché des récepteurs ne va pas mourir, mais…

DVSM, décembre 2018. A quoi servent les nouveaux écrans…? À s’en servir. Et il en va de même pour les nouveaux modes de transmission. C’est à un puissant cocktail de transformations qu’est soumis le concept de la télévision tel qu’il avait été exploité depuis la création de la petite lucarne. Certes, personne n’ignorait plus l’ampleur du changement qui a d’ores et déjà commencé à s’installer. Mais jusqu’à ces saisons récentes, les effets perçus en restaient à des conséquences aussi spectaculaires que marginales. Cette phase de transition, l’heure des défricheurs, est terminée. Les effets concrets, significatifs, et chiffrables remplacent à présent les étonnements lyriques, où le constat restait encore imprégné d’un subtil parfum de futurologie.

La première des conséquences de l’émergence de nouveaux équipements, les tablettes, bien sûr les smartphones, devenus performants, dotés d’écrans de tailles suffisantes pour une vision confortable, et les ordinateurs qu’il ne faut pas oublier, tient dans la régression de 20% de la consommation des programmes sur le téléviseur principal du foyer. Une migration (doit-on dire « dérive ») qui est encouragée par un grand choix de contenus disponibles, plus vaste et d’une accessibilité plus grande que par la télévision dite « linéaire », autrement dit celles des chaînes de TV.

Même du côté de la TV « néoclassique », numérique de terre, l’ouragan se fait sentir. L’accès aux programmes via la TNT se replie de 10%. Et le temps passé devant ce téléviseur, point focal de la pièce à vivre, a diminué de 2 heures en 2 ans. Les téléspectateurs prennent le large. Pour un tiers d’entre eux, les Français ont regardé des programmes en décalé (« replay » en langage de pros et fiers de l’être) sur un ordinateur, une tablette ou un smartphone. Le Baromètre du Numérique (Étude de référence pilotée par l’ARCEP, le CGE et l’Agence du Numérique) qui révèle ces données dans son édition 2018,  ne décrit plus des perspectives de changement, mais une métamorphose profonde, irréversible, et qui ne peut que s’amplifier.

Il reste que cette évolution a aussi des répercussions sur des valeurs qu’historiquement, chacun n’imaginait que dans le sens de la progression. Ainsi, le taux d’équipement en téléviseurs commence à s’émousser, et le multi-équipement chute. Le nombre de foyers disposant de deux récepteurs TV n’est plus majoritaire. Des tendances qui ne peuvent que s’amplifier, avec les incidences faciles à imaginer sur la vie des rayons spécialisés. Quand le vent fort se met à souffler, même les plus grands arbres s’inclinent.

Source DVSM

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