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Les ransomwares font mal au business

Malwarebytes, éditeur d’une solution de sécurité a scruté les dégâts occasionnés par les ransomwares, ces attaques qui bloquent les ordinateurs jusqu’au paiement d’une rançon. Selon l’éditeur, de très grandes entreprises ont été durement attaquées au premier semestre. On peut alors imaginer les conséquences pour les PME autrement moins outillées que les grands groupes face aux menaces.

L’enquête a été conduite auprès de 175 PME et ETI françaises (maximum 1 000 collaborateurs) en juin 2017.  La même étude a été réalisée aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Allemagne, en Australie et à Singapour. Premier constat, la plupart des victimes ne paient aucune rançon. L’impact économique relève plutôt du temps consacré à la remise en route des systèmes informatiques. Les pirates réclament d’ailleurs des sommes ‘’raisonnables’’, inférieures à mille dollars dans la moitié des cas. Le calcul des pirates est simple : il vaut mieux payer une petite rançon que de perdre des heures à remettre son informatique en marche.

Toutefois, Malwarebytes constate que dans 16% des cas les sommes exigées dépassent 10 000 dollars et 50 000 dollars dans 2% des cas. Selon l’étude, les deux-tiers des victimes françaises refusent ce chantage, contre 59% dans le reste du monde. Les Britanniques sont les plus sensibles à la menace avec 43% qui reconnaissent acquitter une rançon. Les non-payeuses sont courageuses : le quart d’entre elles avouent des pertes de fichiers. Visiblement, les sociétés tricolores se protègent mieux que leurs consœurs : les attaques bloquent au mieux un terminal, alors que 37% des entreprises étrangères constatent que le virus touche d’autres appareils.  Les infections par ransomwares ont des conséquences.

La plus pénalisante pour 34 % des entreprises françaises provient de l’arrêt immédiat de leurs activités. En France, 10 % des entreprises ont connu un temps d’arrêt inférieur à une heure. Près de la moitié (48 %) a dû s’arrêter entre une et huit heures et 43 % neuf heures ou plus. A l’étranger, 67 % des entreprises subissent des arrêts supérieurs à neuf heures, dont 31 % plus de 17 heures et même 15 % entre 25 et 100 heures.

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